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Le plan viabilité hivernale dans l'Ain

Tout sur le plan de viabilité hivernale dans l'Ain.

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Chaque année, dès la mi-novembre, le plan de viabilité hivernale est mis en place dans le département de l'Ain par le conseil départemental et ce jusqu'à la mi-mars. Et même un peu plus pour la zone montagne si les conditions climatiques le nécessitent. Mais les équipes d'astreinte ont déjà pu notamment dans le Revermont ou le Valromey  en fin de mois dernier de tester le matériel pour cette nouvelle période. Où le col pour passer le Colombier a dû être provisoirement fermé. L'Ain dispose de nombreuses agences réparties sur tout le territoire.


Pour la montagne, cela concerne les agences de Bellegarde - Pays de Gex, Bas Bugey, Haut Bugey, Bresse-Revermont pour les centres d'exploitation de Cerdon et Simandre sur Suran. Pour la plaine, les agences concernées sont celles du Val de Saône-Bresse, Dombes-Plaine de l'Ain, Bresse-Revermont pour les centres d'exploitation de Bourg, Coligny et Tossiat.
Pour le secteur autoroutier de l'Ain, c'est APRR qui gère cela avec là encore différents centres d'exploitations répartis un peu partout comme celui situé dans le secteur du col de Ceignes.

Des priorités. Le Département a mis en place comme chaque année des interventions prioritaires suivant les axes de fréquentations.  Il y a cinq niveaux de service : le réseau routier départemental est hiérarchisé selon l’intensité du trafic. Cette hiérarchisation permet, en période de viabilité hivernale, d’appliquer différents niveaux de service et des traitements différents. Trois grands niveaux sur un total de cinq ont été définis par le Département de l’Ain, classés de N1 à N5. A chaque niveau de service correspond un type d’intervention : N1 étant le niveau le mieux traité et correspond au réseau le plus circulé. Et N3  correspondant aux routes les moins empruntées (soit environ 90 km). Quant au N5, il correspond aux zones non traitées. Ces niveaux de service permettent de dimensionner les moyens et l’organisation du service hivernal.La longueur des circuits sur les niveaux N1 et N2 est de 35 km en plaine et en montagne (fréquence de passage : 3h). Sur le niveau N3, la longueur est de 50km en montagne et 60 km en plaine (fréquence de passage moindre). En cas d’intempéries durables, les moyens sont concentrés sur les réseaux les plus circulés.

121 circuits. On  traite 121 circuits,un chiffre en progression constante dans l'Ain dont 114 en régie et les autres circuits en externalisation, via les 27 centres routiers répartis sur  l’ensemble du territoire qui comprend près de 4500 kilomètres. En moyenne, un circuit de déneigement représente 35 km de routes en zone  de  montagne,  soit  un  temps  de  rotation  de  3  heures à 3h 30  entre  chaque  passage  de  l’engin  de  service hivernal. En zone de plaine, un circuit représente 45 km de routes, soit un temps de rotation de 4 heures entre chaque passage de l’engin.

Les opérations de viabilité hivernale sont organisées dans chaque agence routière. Chacune d’elles connaît bien l’état du réseau grâce au suivi régulier des prévisions météorologiques et aux patrouilles locales.  L’organisation  de  la  viabilité  hivernale  mobilise  l’ensemble  des  personnels  chargés  de  l’entretien  et  de  l’exploitation  des  routes.  Au  total,  ce  sont  300  agents  des  agences  routières  qui  interviennent pour surveiller le réseau et réaliser les interventions de déneigement et de déverglaçage. Et récemment, un appel à candidature a été lancé pour un recrutement de plusieurs agents en contre CDD pour renforcer les équipes. En parallèle, une cinquantaine d’agents organisent et pilotent les actions en tant que « support » aux équipes territoriales. Tout cela au travers d'un total de 120 engins dont 12 spécifiques.


Des fonctions clés : La viabilité hivernale s’organise autour des fonctions clés suivantes :
• le responsable d’astreinte en agence routière :  à  partir des prévisions météorologiques, il détermine l’opportunité  ou  non  de  réaliser  des  patrouilles  de  surveillance  du  réseau.  Il  suit  les  opérations  de  déneigement et de salage et organise les moyens d’intervention à l’échelle de l’agence routière.
•  les  patrouilleurs  :  dès  3  h  du  matin,  ils  observent  la  formation  et  l’évolution  des  phénomènes  hivernaux.
•  le  responsable  d’intervention  :   informé  par  les  patrouilleurs  des  conditions  météo,  de  l’état  des  routes et de leur possible évolution, il a la responsabilité de déclencher localement la mise en œuvre des moyens de déneigement et de salage.
•  les  personnels  d’intervention  :  agents  de  terrain,  ils interviennent  dès que  cela  est  nécessaire  depuis les 27 centres routiers répartis sur l’ensemble du Département.
• le cadre de permanence de la direction des routes :  il supervise l’ensemble du dispositif mis en place à l’échelle du Département et gère les crises routières éventuelles en lien avec les partenaires extérieurs.


Un traitement des routes approprié : Sur la base des prévisions météorologiques, les agents des routes, grâce aux patrouilles réalisées, décident des traitements les plus appropriés pour remettre au noir les axes.
 Le  traitement  précuratif  permet d’éviter la formation de verglas en épandant du  sel  sur  la  chaussée par anticipation, au plus près de l’apparition du phénomène. En cas de neige, il n’existe pas de traitement précuratif (avant la chute). La neige ne peut être traitée que lorsqu’elle est tombée rappelle le conseil départemental.
 Le traitement curatif :pendant les précipitations, la neige est raclée et évacuée avec des lames de  déneigement  installées  sur  les  engins.  Un  salage  complémentaire, en  fin d’épisode,  permet de  traiter la neige résiduelle. Le verglas est traité par salage.

Les produits utilisés : Le sel fait fondre la glace en abaissant le point de congélation.
La saumure est une saturée en sel, la saumure est fabriquée dans les centres routiers. Elle est utilisée pour mouiller le sel afin de le fixer et d’accélérer son action sur la chaussée.
La bouillie de sel enfin est un mélange de sel et de saumure. La bouillie de sel représente la quasi-totalité des traitements effectués dans le Département de l’Ain.

Le  saviez-vous  ?  Le  sel  n’a  pas  la  propriété  de  faire  fondre  la  neige . Saler avant le raclage entraînerait un gaspillage de sel et aurait un très fort impact  environnemental  sur  le  milieu  naturel  étant  donné  les  quantités  qu’il faudrait épandre rappelle le Département.
En  présence  d’une  couche  de  5  cm  de  neige  et  d’une  température  de chaussée  de  -5°C,  il  faudrait  épandre  1,2  kg  de  sel  par  m²  pour  faire  fondre les 5 cm de neige. Un engin de service hivernal ayant une capacité de 7 tonnes de sel ne pourrait ainsi traiter qu’un seul kilomètre de route !. Durant les épisodes neigeux, malgré l’intervention rapide des agents des routes, il est possible que les usagers roulent sur des chaussées enneigées et ce jusqu’à la fin des précipitations. Le maintien de la circulation se fait essentiellement par évacuation de la neige, en raclant la chaussée avec une lame portée par un engin. Le salage intervient en fin de raclage. C’est une mesure de finition qui vise à accélérer le « retour au noir » de la route.

Le plan de viabilité hivernal en chiffres :
 

2,060 millions d’euros de coût annuel, hors salaires, pour la campagne d’hiver de 2016-2017

9 800 tonnes de sel épandues (le coût de la tonne se situant entre 70 et 100€)

6 500 sorties de déneigement et de déverglaçage

575 000 litres de saumure

27 centres routiers sur l’ensemble du département

121 circuits 

300 agents


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Tous les jours, le point route matinal sera à suivre sur notre site : pendant  toute  la  période  hivernale qui va s'ouvrir, Météo01 vous offrira sur une page spécifique comme l'hiver dernier avec un état des routes complet journalier chaque matin dès 8 h  ( vers 9 h  les week ends)avec notamment les risques de chutes de neige et les températures du moment. Météo01peut compéter cela par des points supplémentaires dans ses actus en cas de vigilance orange. En parallèle, vous pourrez et pouvez suivre tous les jours le temps qu'il fait sur les autoroutes qui traversent le département et dans les stations de ski.

Les pneus hiver bientôt obligatoires ? . Alors que certains départements qui subissent de fortes rigueurs hivernales ont déjà pris des décisions en faveur d'équipements obligatoires comme les pneus hiver pour cet hiver, dans l'Ain cela devrait se mettre en place pour l'hiver qui suivra. En effet, les préfets seront à même de prendre des arrêtés en ce sens en définissant les communes concernées. Tout en sachant que les habitants du haut Bugey, habitués à la neige en sont le plus souvent déjà pourvus. Tout cela pour éviter aux automobilistes quelques mauvaises mésaventures sur les routes d'altitude qui mènent notamment sur le plateau du Retord ou vers le Jura.

Une vigilance orange neige plus précise. Les récentes intempéries du sud de la France ont démontré une fois de plus que le déclenchement des vigilances a besoin d'amélioration. Et avec un supercalculateur que va acquérir Météo France, il sera encore plus précis pour prévoir les intempéries et leurs intensités avec un maillage bien plus fin. Cela devrait ainsi permettre à l'organisme public d'offrir des vigilances oranges plus affinées pour chaque département, en y mentionnant par exemple les communes les plus à risques. Une bonne chose où l'on constante notamment dans l'Ain lors des épisodes neigeux que ce n'est pas toujours justifié pour tous les secteurs du département.

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Dix conseils pour adapter sa conduite routière à la situation hivernale :

  • Consulter les prévisions météorologiques et de circulation

Avant de partir, il est indispensable de bien s’informer sur les conditions de trafic et sur les conditions météorologiques.Pendant le trajet, suivre les conseils de prudence diffusées sur les ondes et sur les panneaux à messages variables.

- Conditions de conduite délicates : du verglas localisé ou de la neige en faible épaisseur rendent les routes particulièrement dangereuses. Il faut être très vigilant.

- Conditions de conduite difficiles : du verglas ou de la neige généralisée risquent de bloquer le trafic. Il convient de différer son déplacement.

- Conditions de conduite impossibles : des conditions météorologiques très dures, voire exceptionnelles, rendent la circulation impossible. Il ne faut pas partir.

  • Vérifier la pression des 4 pneus

En hiver, la pression des 4 pneus doit être vérifiée « à froid » car celle-ci varie en fonction de la température extérieure. Plus la température est basse, plus la pression mesurée est faible. Il convient de rajouter 0,2 bar à froid à la pression recommandée.

  • Privilégier les pneus hiver

Dès que la température moyenne est inférieure à 7°C, il est conseillé d’utiliser des pneus hiver. Adaptées à toutes les conditions hivernales, leur gomme plus tendre et leurs sculptures plus profondes, améliorent l’adhérence et le freinage. Il est indispensable d’équiper les 4 roues afin de conserver un niveau d’adhérence similaire à l’avant et à l’arrière. Les pneus à clous ou à crampons peuvent être montés dès la mi-octobre et démontés vers la mi-mars. La vitesse de ces véhicules ainsi équipés est limitée à 90 km/h.

  • En montagne, mettre des chaînes

Les chaînes à neige sont autorisées sur les routes enneigées. Elles sont obligatoires sur certains axes routiers en présence d'un panneau spécifiques.
 

Les chaînes modifient la conduite. Il est conseillé de réduire fortement sa vitesse et de ne pas dépasser 50 km/h. Il est prudent de faire un essai de montage avant le départ. Il est indispensable de se garer à l’écart de la chaussée pour le montage (sur autoroute, il ne faut en aucun cas pratiquer cette opération sur la bande d’arrêt d’urgence).

  • Tester les éléments sensibles au froid

La batterie, le système d’allumage et d’alimentation sont des éléments sensibles au froid qu’il convient de faire tester avant de prendre la route. Il faut vérifier également le niveau du liquide lave-glace antigel et la qualité des balais d’essuie-glace qui se dégrade encore plus sous l’effet du givre.

  • Emporter un « kit de survie » au froid…

Circuler en cas de températures négatives c’est s’exposer à un certain nombre de situations difficiles en cas d’arrêt forcé. Il est donc très sage d’avoir avec soi des accessoires complémentaires qui peuvent s’avérer fort utiles : une raclette pour gratter un pare-brise givré, un chiffon pour nettoyer des vitres embuées et des phares souillés, des ampoules de rechange, une lampe de poche, des vêtements chauds, une couverture de survie et de l’eau en quantité en cas d’immobilisation prolongée.

  • Bien voir et être bien vu

En hiver, quelle que soit l’heure de la journée, la luminosité est globalement plus faible et la perception de l’environnement plus difficile. Il faut donc être particulièrement attentif aux usagers vulnérables (conducteurs de bicyclette, souvent mal éclairés, conducteurs de deux-roues motorisés ou piétons généralement vêtus de sombre en cette saison). Si la visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse ne doit pas excéder 50 km/h, quel que soit l’état de la chaussée. Il convient également d’allumer les feux de croisement dès que la luminosité est insuffisante pour être bien vu par les autres usagers.

  • Rouler lentement et à bonne distance

Par temps de grand froid, Il faut rouler lentement et donc prévoir plus de temps pour se déplacer : très souvent, les dérapages ont lieu lorsque le conducteur roule trop vite compte tenu de l’état de la chaussée.

  • Allonger les distances de sécurité et adopter une conduite souple

Sur chaussée glissante, il ne faut pas hésiter à allonger de façon significative les distances de sécurité. Les dépassements intempestifs, les accélérations soudaines ou les freinages brusques sont autant de risques de perte de contrôle du véhicule en cas de verglas.

  • Ne jamais dépasser un engin de service hivernal en action

Le dépassement d’un engin de service hivernal en action est interdit à tout véhicule motorisé.

(Reportage réalisé avec les infos presse du Conseil Général de l'Ain)



 
 

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