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Le barrage de Coiselet

coiselet.jpgLe barrage de Coiselet.

Le barrage de Coiselet est l’un des six ouvrages implanté sur la rivière d’Ain avec Vouglans,  Saut Mortier, Moux Charmines, Cize Bolozon et Allement près de Poncin. Il est le seul à pouvoir être traversé en voiture pour rejoindre Bourg en Bresse sur la rive droite qu’à pied.  A cheval  entre le département de l’Ain et celui du Jura, les travaux tout comme celui de Vouglans commencèrent en 1968 pour s’achever deux ans plus tard. Sa structure est ce que l’on dénomme un barrage-poids. Sa hauteur concernant ses fondations culmine à 25,50 m,  mais sa hauteur grimpe à 37,5 m jusqu’au lit de la rivière. Sa longueur de crête est de 200 m pour une épaisseur de  2,50 m à son sommet. Son épaisseur  à sa base atteint les 18 m. Le barrage peut contenir un volume de 76 000 m3 et un volume  de retenue de 36  millions de m3 pour une surface de réservoir de 380 hectares  suite à la création du lac artificiel, sur 6 km de long.  le niveau du barrage varie d’environ un mètre. La construction du barrage dans le lit de la rivière a nécessité deux petits barrages de dérivation qui ont été submergés pendant les crues de 1967. Après la construction de la partie "usine" permettant de rétablir le passage de l'Ain, les barrages provisoires ont été démolis. Il était possible de faire passer l'Ain par les vannes pour construire à sec le reste du barrage. L'Ain a un débit très variable. La rivière peut passer d'un débit de quelques m3/s en été à un débit supérieur à la capacité de l'usine pendant les crues d'automne et du printemps. Le débit excédentaire à la capacité de l'usine peut alors passer par les vannes qui sont ouvertes (débit maximum des vannes = 2 660 m3/s). Le barrage joue donc un important rôle dans la régulation de l’écosystème. En 2015, il a ainsi participé à une opération visant à augmenter le débit du cours d’eau afin de « lutter contre la prolifération d’algues présentes dans la rivière. Coiselet produit en moyenne 110 millions de Kwh par an. Il est équipé de 2 turbines Kaplan de 18500 Kw, de deux alternateurs débitant en 5650 Kv et d’un transformateur  2 × 5 650 kV / 63 000 kV. Le courant est évacué de l'usine sur le réseau régional en 63 000 kV. Le volume utile au turbinage est de 3,7 millions de m3.

Une turbine Kaplan est une turbine hydraulique à hélices de type propulsion. Elle a été inventée en 1912 par l'ingénieur Viktor Kaplan.Elle est adaptée pour les faibles chutes de 10 à 30 mètres en hauteur, et pour les très grands débits de 5000 à 100 000 l/s.La vitesse de rotation varie de 50 à 250 tr/min.La turbine Kaplan se différencie des autres turbines à hélices par ses pales dont on peut faire varier l'angle en opération. Cela lui permet d'avoir un rendement énergétique élevé pour plusieurs conditions de débit d'eau.Son rendement varie normalement entre 90% et 95%.En 1910, l'Autrichien Viktor Kaplan propose une turbine répondant au rendement médiocre de la turbine Francis dans le cas de faibles charges. Cette turbine à axe vertical et à rotor en hélice avait des aubes à pas variable.

La première turbine Kaplan fut installée en 1919 dans une usine textile de Velm (Autriche). Sa puissance était de 25,8 ch pour une hauteur de chute de 2,3 m. Jusqu'en 1926, le développement des turbines Kaplan fut arrêté par un phénomène de cavitation (en raison de la rotation rapide de l'hélice dans l'eau, une zone de basse pression se crée sous la surface d'aspiration de l'aube, et des bulles de vapeur d'eau se forment et disparaissent à une fréquence très élevée, provoquant des micro-claquement qui érodent la surface des pales et les détruisent). En 1926, une société suédoise résout le problème en créant une servo-direction à commande hydraulique pour la rotation des aubes du rotor. Cette même année fut installée, à Lilla Edet (Suède), une turbine au rotor de 5,8 m de diamètre et dont la puissance atteignait 10 000 ch pour une hauteur de chute de 6,5 m.Les turbines Kaplan conviennent particulièrement aux faibles hauteurs de chute et forts débits.

La retenue de Coiselet a permis aux communes riveraines de procéder à des aménagements des berges au confluent de l'Ain et de la Bienne avec camping où on peut pratiquer la baignade et les sports de voile.

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