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Les flocons jusqu'en plaine dès hier soir.
Nos prévisions que nous annonçions dès vendredi soir sur notre page Facebook se sont une fois de plus révélées exactes. La neige a fait une apparition plus que remarqué en cette fin octobre tout particulièrement sur nos montagnes du Bugey et du Jura. Ce matin, c'est un paysage sous une couche de neige importante de 15 à 25 cm qui attendait au réveil les habitants. Pour cette première offensive hivernale, cela n'a pas fait semblant. Une situation exceptionnelle pour une fin de mois d'octobre. Il faut remonter en montagne à octobre 2012 pour une neige aussi précoce mais 2018 a largement doublé la mise !. Alors qu'il y a 6 ans, le 27 octobre il était tombé 10 cm sur le plateau d'Hauteville, cette fois-ci la couche frise les 20 cm. Et les routes étaient en cette fin de nuit particulièrement difficiles car pas encore totalement déneigées. Même constat dans le Valromey avec 24 cm sur Innimond et une poudreuse digne d'un plein hiver et 25 cm sur Ordonnaz. Là encore, les déneigeuses n'étaient pas rentrées en action. La plus grande prudence demeure donc dans vos déplacements ici comme dans la montée du Cerdon où l'on a relevé 10 à 15 cm et des axes très très dangereux à 7 h. Pagaille aussi en partie sur l'autoroute A40 dans le secteur d'Oyonnax avec de nombreux ralentissements. Dans la ville même où il neige encore un peu ce matin, la ouche n'a pas dépassé les 4 à 5 cm et l'on ne relève plus au sol en cette fin de nuit que 2 cm. Le trafic routier ne pose ainsi pas trop de soucis. Il a neige bien plus bas puisque dès hier soir vers 22 h les flocons de plus en plus gros ont envahi toutes les plaines de l'Ain sans poser trop de perturbations; les sols étant très gorgés d'eau avec encore une température élevée. Cela a le plus souvent juste blanchi de 2 à 3 cm, un peu plus dès que l'on grimpait sur les hauteurs comme à Varambon ou St Martin du Mont. Pour retrouver autant de neige en plaine un 29 octobre, il faut probablement remonter à 1956 pour une situation similaire. C'est exceptionnel de voir les flocons à pareil époque sur les plaines de la Bresse et de la Dombes où Villars avait blanchi hier soir. Ce matin, le redoux avec un vent de sud soutenu s'installe et on relève désormais de la pluie mêlée de neige sur Pont d'Ain, Douvres , Bourg ou bien encore Ambérieu. Les routes de plaine sont également délicates avec des chaussées détrempées et de nombreuses feuilles qui sont tombées avec la lourdeur de la neige. Côté train, la neige lourde a fait chuter des arbres dans le secteur de la Burbanche, bloquant tous les trains en provenance d'Annecy et à destination de Lyon via Ambérieu. Des trains de Bourg en Bresse passant sans s'arrêter habituellement à Ambérieu ont donc fait un court arrêt pour désengorger les autres TER.
Les lacs et rivières de la région à des niveaux historiquement bas.
C'est véritablement une situation exceptionnelle nous faisons face. Les lacs de la région ne cessent de voir leur niveau reculer en raison du manque de précipitations notables depuis cet été. Et les jours à venir n'annoncent rien de nouveau. Le lac de Vouglans qui est repassé fin septembre sous la barre du niveau des 400 m continue inexorablement à reculer au point qu'au niveau de Barésia, la hauteur du lac est tellement basse que la rivière d'Ain a retrouvé son lit d'origine selon un internaute qui a même pu constater, vidéo à l'appui que dans son ancien lit on voit même les pierres des anciens champs. Il précise que c'est la première fois qu'il voit ici cette situation. Sa vidéo a été réalisée dans la partie nord où commence le lac; cette partie est réservée aux pêcheurs et se situe au nord de la Tour de Peix. Le lac avait été nettement abaissé par EDF en septembre dernier pour alimenter en eau fraîche le Rhône. Désormais, il baisse à cause du manque de précipitations.Il est possible dans ce secteur de traverser mais malgré la sécheresse il est rappelé que cette zone est instable. Traverser complètement le lac de Vouglans, ce n'est pas encore pour demain heureusement. Le lac artificiel est encore bien en eau, même si ces rives montrent les signes de la sécheresse
Un nouveau record de chaleur journalier battu dans le département.
Après un mois de septembre exceptionnel en chaleur et en ensoleillement, voilà que ce début d'octobre fait encore parler sur cette clémence. Après un premier jour du mois bien automnal, voilà que sous l'influence d'un air en provenance du sud, l'Ain a retrouvé des niveaux de plein été en ce 5 octobre. Au point qu'outre le fait que l'on a enregistré un énième jour à plus de 25° cette année, un record de chaleur journalier a été dépassé. On a en effet relevé pas moins de 26,7° à la station de Météo France d'Ambérieu; effaçant ainsi l'ancien qui datait à la fois de 1949 et de 1966 avec 26,6°. C'est tout le département qui a été baigné aujourd'hui d'un grand soleil et d'une douceur remarquable. Il n'en fallait pas plus pour retrouver sur les bords de l'Ain de nombreux promeneurs, des pêcheurs sur les plans d'eau avoisinants et aussi quelques personnes qui n'hésitaient pas encore à profiter en maillot de bain des derniers rayons chauds du soleil en cet automne. Les derniers ?. Nous resterons prudents car si dimanche le mercure plongera de 10 degrés avec le retour d'une pluie très attendue, par la suite le thermomètre devrait remonter. Et il pourrait encore s'approcher de la barre des 25°. En tout cas, ce ne serait pas exceptionnel alors que depuis le mois de septembre les qualificatifs manquent pour évoquer cet automne 2018. Le passé nous rappelle que l'on peut encore enregistrer au-delà du 20 octobre des maximales qui peuvent encore franchir les 25° en maximum. Et bien plus comme le 18 octobre 1988 où nous avions relevé pas moins de 28,7°. Bref, l'été indien n'est peut-être pas encore fini même si la fraîcheur a été brutale le 1er octobre dernier.
L'Albarine est au plus bas !.
Il a bien des semaines que l'on e voiut plus couler l'Albarine au pont de St Denis à Ambérieu. c'est assez fréquent l'été où la rivière se perd bien en amont vers Bettant. Mais quand on se rend au niveau de sa source, la situation n'est pas mieux. Cette rivière si capricieuse est loin de ses fureurs hivernales et ne coule même pas à un m3/sec. La cascade de la Charabotte est quasi à sec. Il s'écoule juste un petit filet d'eau. Cette situation ne devrait hélas pas vraiment évoluer dans les tous prochains jours. La sécheresse va perdurer avec l'absence de précipitations notables.
La cascade de la Charabotte

L'Albarine envahie par les algues à St Rambert en Bugey suite au niveau exceptionnellement bas. Les truites se concentrent dans ces poches d'eau où le niveau est encore de 40 à 50 cm.

L'Ain frise les 200 m3/sec depuis plusieurs jours.
Malgré des précipitations toujours absentes, l'Ain a vu son niveau multiplié par 20 ces jours derniers passant de 20 à près de 200 m3/sec avec une moyenne souvent proche des 150 m3/sec. Ce constat se fait depuis plusieurs jours Un lâcher qui intervient depuis Vouglans en prévision des pluies automnales et hivernales qui arriveront bien un jour ou l'autre. On se souvient d'une situation similaire l'an passé avant que les 2 derniers mois de l'année ne soient très arrosés au point de dépasser les valeurs normales saisonnières. Il y a aussi le fait que la saison estivale dans le Jura a touché à sa fin et que pour les plaisanciers il n'est plus nécessaire de conserver un niveau aussi élevé pour le lac.
Ce n’est donc pas dans le but de venir soulager les poissons d’une des plus belles rivières de France. Sa faune a été à l’agonie pendant tout l’été avec 3 lâchers de barrage et même un 4e obtenu ce mois de septembre par la fédération des pêcheurs pour essayer de limiter la casse alors que la pluie était de plus en plus absente. Les fortes chaleurs ont amplifié le phénomène avec une température de l’eau de l’Ain qui frisait les 25°. Trop haut pour les poissons. Cette hausse de la rivière vient donc bien trop tard pour les pêcheurs de l’AAPPMA de la basse vallée de l’Ain. Ils dénoncent comme chaque année les choix économiques de l’opérateur d’électricité au détriment des enjeux environnementaux alors qu’ils n’ont cessé de demander des eaux plus froides pour oxygéner la faune. La négociation des lâchers est chaque année de plus en plus tendue et l’impact demeure très limité dans le temps. Vouglans se doit de maintenir surtout s’il ne pleut pas beaucoup, un certain niveau pour que les rivages restent praticables surtout au niveau du lac et que l’activité touristique n’en pâtisse pas. L’ouverture des vannes est classique en cette période de l’année où l’économie issue de la rivière d’Ain se raréfie. Le barrage vient en aide au Rhône où ses débits étaient en étiage. Il faut permettre une reprise à plein régime des tranches nucléaires situées en amont. Pour rappel, en raison des conditions exceptionnelles de cet été qui ont fait souffrir les salmonidés, des mesures ont été prises de suspendre la pêche sur la basse rivière d’Ain, du barrage d’Allement à la confluence avec le Rhône dès le 3 août dernier. La réouverture est intervenue le 3 septembre dernier suite au délestage de Vouglans et jusqu’à la fermeture officielle au 16 septembre. Les associations ont été occupées ces dernières semaines comme cela a pu se faire par le passé sur d’autres rivières a pratiqué la pêche électrique afin de retirer les poissons en difficulté pour les relâcher sur des secteurs où le débit en eau est plus important. Au vu de ce qui s’est encore passé cette année, bon nombre de pêcheurs sont inquiets pour l’avenir des poissons de la rivière d’Ain, connue pour ses ombres et ses truites qui voient leurs effectifs fondre au fil du temps. Avec les conséquences du réchauffement climatique et la crainte d’épisodes caniculaires en hausse, la bataille entre les fédérations de pêche et EDF s’annonce des plus compliquées. Sur l’Abarine, la situation n’a pas été aussi catastrophique que pour l’Ain où là encore plusieurs pêches électriques furent entreprises pour déplacer les poissons, notamment sur le bas de la rivière. Une opération qui intervient de façon annuelle ici chaque été et que les pêcheurs savent très bien gérer.





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LA VIDEO DE CE JEUDI 20 SEPTEMBRE A PONT D'AIN
Et pas d'eau en vue pour les jours prochains !
La végétation du département ressemble plus à des airs de savane que des airs de plaine de l'Ain. L'Ain continue à souffrir des fortes chaleurs, du manque d'eau et de l'évaporation importante. En témoigne notamment la rivière capricieuse qu'est l'Albarine complètement à sec depuis des mois. Une situation automnale qui tend à se reproduire de plus en plus souvent en cette saison et parfois même assez tardivement comme en octobre. Pour les précipitations, il faudra attendre encore une bonne huitaine de jours. Septembre part ainsi pour être dans le top 5 des plus secs de son histoire.




En Saône et Loire, c'est aussi vache maigre !.
Nos voisins du 71 n'échappent pas non plus à la situation difficile de ce moment avec une sécheresse qui ne cesse de s'amplifier. Comme en témoigne cette photo prise près de Cluny. Les champs sont bien grillés; ce qui commence à obliger les agriculteurs à puiser dans le foin réservé au prochain hiver. Et toujours pas de pluie en vue jusqu'à la fin de mois ici également.

Nos photos du ciel du jour.
Il y a bien eu quelques orages en cette fin de journée mais pas de quoi arroser les pelouses du département. On ne releva que quelques gouttes sur la région de Pont d'Ain ou d'Ambérieu. D'autres secteurs ont été un peu plus gâtés avec parfois près de 8 à 10 mm dans les pluviomètres. Mais c'est toujours bien peu pour ce mois d'août.





Notre image du jour.
En cette journée de mardi, nous n'aurions pas cru que nous étions à une semaine à peine de la rentrée des classes tant il y avait beaucoup de monde et notamment des enfants dans les Aravis, du côté du Grand Bornand pour l'une des balades les plus familiales du secteur qu'est le lac de Peyre. Il n'était ainsi pas facile de pouvoir se garer dès le matin au célèbre col de la Colombière qui domine les pistes du Chinaillon entre autos, camping-cars et autre deux-roues. En fin de journée avec de nombreux cyclistes, on se serait cru en plein coeur de l'été. Les deux bars n'ont pas désempli. Une situation qui devrait sûrement changer en ce début de mois de septembre même si des conditions estivales comme celles du jour sont encore attendues.
Les pelouses souffrent !.
Alors que le mois de juillet a souvent été plus sec que la normale dans le département de l'Ain, la sécheresse qui s'est accentuée en ce mois d'août avec des températures caniculaires commence à faire ses effets dans les jardins. Si avec les gros orages de juillet, le Bugey résistait et offrait encore pas mal de verdure, ce n'est désormais plus le cas. Les pelouses sont désormais bien grillées alors que les mesures de restriction d'eau n'ont pas été décidées pour ce secteur. Tout cela rappelle quelque peu la situation du mois d'août 2003. Il n'y a pas vraiment d'espoir de beaucoup de pluie dans les 10 prochains jours.